Chronique | Transparence salariale − Une pause pour dompter le tigre de papier

Cette fois-ci, pas de chronique rédigée par mes soins, mais une référence à celle de Pieter Timmermans. Il dénonce à juste titre la énième vague de réglementations imposées par l’Europe. Le dossier sur la transparence salariale est l’un des nombreux exemples où l’Europe complique la tâche de ses propres entreprises (voir aussi le Green Deal) au lieu de défendre et de promouvoir la compétitivité de nos entreprises.

La parole est à Pieter…

Pourquoi un bouton pause pour la directive sur la transparence des rémunérations ? Non pas dans le but de faire disparaître son objectif − promouvoir l’égalité de genre et l’égalité salariale – ou la directive elle‑même, mais bien dans celui de reporter de deux ans son délai de transposition, fixé au 7 juin 2026. Soit demain. Donnons-nous le temps de revoir en profondeur cette directive, afin de la rendre efficace et applicable dans la pratique.  

Quand égalité rime avec formatage

Des droits sociaux parfaitement rédigés sur le papier, mais qui ne fonctionnent pas dans la réalité, ne constituent pas un progrès. Surtout lorsqu’ils génèrent par ailleurs une série d’effets secondaires indésirables. Pensons, par exemple, à la disparition du principe de rémunération basée sur les performances et à l’absence – ou la réduction drastique – de négociations salariales. La différenciation entre travailleurs cédera la place à l’évitement. Ce qui subsistera est un produit standardisé : sûr pour les employeurs, mais peu stimulant pour les travailleurs. Une égalité obtenue par le nivellement et la stagnation des salaires, avec une perte de compétitivité comme dommage collatéral. Or, ce n’est certainement pas le but recherché !

C’est pourtant exactement ce vers quoi la directive sur la transparence salariale se dirige aujourd’hui. Ce qui devait stimuler l’égalité risque de se transformer en un rituel bureaucratique obligatoire : compléter des formulaires, cocher des cases, rédiger des rapports. En bref, beaucoup d’administration et peu d’impact positif. Au contraire même, de nombreux effets indésirables. Personne ne remet en question l’objectif de la directive. Une rémunération égale pour un travail égal entre les femmes et les hommes est juste et nécessaire. Mais même là on peut relever que la directive tient étonnamment peu compte du fait qu’il existe plus de genres que les femmes et les hommes. Mais indépendamment de cela, le problème ne réside pas dans l’ambition, mais dans l’exécution.

→ Lisez ici l’intégralité de l’article ‘Opinion’.

Erik Magnus

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