Chronique Erik Magnus | My pension : un peu de patience svp
Maintenant que je fais moi-même partie de la communauté des retraités – j’ai encore du mal à m’habituer au mot «pensionné» –, je suis d’un œil attentif le dossier de la réforme des retraites.
Le ministre Jambon a été accusé de tous les péchés d’Israël (et ils sont nombreux) en raison de ses propos misogynes, qu’il nie d’ailleurs. Les femmes qui ont moins travaillé pour concilier vie familiale ou pour d’autres raisons justifiant un emploi à temps partiel sont en effet pénalisées. D’un autre côté, les femmes qui ont toujours travaillé à temps plein font remarquer qu’il ne serait pas juste qu’elles ne perçoivent pas une pension plus élevée que les femmes travaillant à temps partiel.
La réforme des retraites a fait le bonheur des syndicats lors de leur occupation de Bruxelles le 12 mars. Ce que les syndicats ne disent pas, c’est que ce gouvernement doit corriger ce qui a été négligé, voire aggravé, par les gouvernements précédents, qui se sont montrés beaucoup trop généreux en accordant toutes sortes d’assimilations. Ajoutez à cela l’évolution démographique, avec moins de jeunes pour cotiser au profit d’un nombre croissant de personnes âgées, et les pensions deviennent inabordables. Telle est la dure réalité ! Et ce qui est incompréhensible dans ce contexte, c’est l’annonce selon laquelle le calcul des pensions sur My Pension sera indisponible pendant deux ans, de sorte que le citoyen inquiet ne saura pas à quoi s’en tenir.
Alors que les syndicats manifestaient à Bruxelles, le salon de la défense s’ouvrait également dans la capitale. C’est une fois de plus quelque chose de différent du Salon de l’automobile ou de Batibouw, mais ce n’est pas vraiment réjouissant. Et c’est assez cynique que les citoyens aient également pu y accéder, avec même une réduction pour les enfants ! C’est dommage qu’autant d’argent doive être consacré à la défense alors que notre sécurité sociale est en difficulté. Mais la situation politique internationale est ce qu’elle est, et cela conduit en plus à des divergences politiques sur le soutien à l’Arabie saoudite.
Et le prix du pétrole… qui ne cesse d’augmenter, avec toutes les conséquences économiques que cela implique.
Erik Magnus