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Actualités
La Belgique remporte les mauvais concours !
Telle est la conclusion de la FEB après que la Belgique se soit vue décerner par deux fois le titre de championne des coûts les plus élevés. Et ce sont des concours que nous ne voulons pas gagner !
Eurostat est parvenue à la conclusion que la Belgique est la championne d’Europe des coûts de la main d’oeuvre. La Belgique arrive en tête avec un coût de 39,3 euros par heure prestée. Les coûts de la main d’œuvre s’élevaient à 34,2 euros en France, à 33,7 euros au Luxembourg, à 31,1 euros aux Pays-Bas et à 30,1 euros en Allemagne. C’est surtout pour l’Allemagne que c’est étonnant, étant donné que ce pays a l’image du pays de production le plus cher. Et la différence entre la Belgique et l’Allemagne est donc très élevée !
Quelques jours plus tard, l’OCDE faisait à nouveau le constat que la Belgique était championne du monde de la taxation sur le travail. Nous avions déjà bénéficié auparavant de ce titre indésirable. Il apparaît cependant du dernier rapport que l’écart avec d’autres pays, comme l’Allemagne, s’est encore agrandi.
Il est donc urgent dans ce pays d’abaisser les charges sur le travail. Le gouvernement invoque pour argument qu’il n’y a pas de marge budgétaire pour une réduction des charges.
Comment sortir de ce cercle vicieux, néfaste pour notre position concurrentielle économique ?
Sommes-nous voués à rester éternellement les champions et à continuer de gagner des concours qui ont pour seule conséquence que nous soyons les perdants ?
Erik Magnus
La mode donne-t-elle des nouvelles couleurs à l’économie ?
Il y a quelques semaines, nous tenions un plaidoyer pour ne pas paniquer suite à la faillite du magasin de Walter Van Beirendonck. Au contraire, nous avions mis l’accent sur les nombreux créateurs qui continuent de bien se porter et qui occupent même de hautes fonctions à l’étranger.
Cette semaine nous aura donné raison. Les rumeurs qui couraient depuis longtemps se sont vues confirmées : Raf Simons succède au désormais tristement célèbre John Galliano et reprend la direction du département dames de Christian Dior. Après Jil Sander, Raf Simons ajoute donc un nouveau fleuron dont nous, en tant que représentants de la mode belge, pouvons être fiers.
Qui aurait pu penser que la célèbre maison de couture française aurait été dirigée par deux Belges : déjà auparavant Kris Van Assche pour la ligne de vêtements hommes et à présent Raf Simons pour la ligne de vêtements dames. "Les Petits Belges», comme on nous appelle parfois là-bas, font donc fureur à Paris !
Et une bonne nouvelle encore. Selon ModeUnie, les ventes de vêtements ont augmenté de 5% au cours du 1er trimestre. D'une part, ceci est dû au beau temps du mois de mars (malheureusement, cela semble faire partie du passé) et aux couleurs vives des nouvelles collections.
S'il s'agit d'une expression de la théorie du professeur Gauss, nous sommes pour. Des vêtements plus colorés sembleraient en effet indiquer une reprise de l'économie. Nous espérons que le professeur a raison !
Erik Magnus
Où est la logique ?
Creamoda souscrit totalement au communiqué de presse d’UNIZO, intitulé “Pas d’allongement du congé parental à 4 mois sans restreindre le crédit-temps”.
Dans ce pays, les possibilités et les encouragements pour ne pas travailler se multiplient de plus en plus, mais sans démanteler les régimes existants. La récente procession d’Echternach du gouvernement en matière de prépensions a une nouvelle fois démontré que les mesures impopulaires mais nécessaires ne sont pas prises.
L’allongement du congé parental à 4 mois émane d’une directive européenne et doit donc selon le gouvernement belge être appliquée. C’est juridiquement correct, mais n’a-t-on pas appris récemment que certains membres du gouvernement estiment qu’il ne faut pas suivre l’Europe lorsqu’il s’agit de toucher à l’index ?
L’organisation du travail dans des secteurs qui emploient majoritairement des femmes est continuellement mise en danger par de nouvelles mesures complexes sur le crédit-temps qui incitent nos travailleuses à faire usage de régimes qui ne sont finalement pas tenables d’un point de vue budgétaire et qui risquent dès à présent de leur coûter cher à la fin de leurs carrières.
Et pour terminer, une réflexion en marge d’un thème actuellement épineux sur la discrimination des + de 50 ans. Le gouvernement impose désormais l’obligation aux entreprises d’établir des plans d’emploi spécifiques pour l’emploi des + de 50 ans. Pour notre secteur, il s’agit d’une mesure abberante. Nos collaborateurs plus âgés peuvent rester au travail, mais demandent eux-mêmes du crédit-temps et de partir à la prépension. Par conséquent, le taux d’occupation diminue à l’initiative du travailleur et non par la faute de l’employeur.
La première partie de notre plan emploi pour les + de 50 ans consiste donc à demander au gouvernement de prendre davantage de mesures pour permettre aux employeurs de comprimer les coûts pour pouvoir garder les travailleurs plus âgés et pour d’une part, limiter le départ de travailleurs âgés et d’autre part, les encourager à rester actifs au maximum au sein de la même entreprise.
Est-ce que cela ne serait pas plus logique ?
Pas d'allongement du congé parental à 4 mois, sans restreindre le crédit-temps
"Si la ministre de l'Emploi, Monica De Coninck, accepte sans broncher que le congé parental rémunéré passe de trois à quatre mois, elle néglige de ce fait les avis du CNT, du Conseil national du travail et de l'Europe.»
Tels sont les propos d'UNIZO en réaction à la proposition visant à allonger le congé parental d'un quatrième mois rémunéré, sans pour autant économiser proportionnellement sur le crédit-temps. L'association professionnelle insiste auprès de la ministre pour exécuter la recommandation unanime des partenaires sociaux au sein du CNT, à savoir n’approuver la prolongation du congé parental que si le crédit-temps est réduit de la même période. Cette recommandation prend également en compte les considérations de la directive européenne qui stipulent que pour l'allongement, les systèmes déjà existants dans les Etats-membres doivent être pris en compte. Par sa proposition, la ministre néglige aussi bien la recommandation unanime du CNT que de l'Europe.
En combinant le congé parental et le crédit-temps, dans notre pays, les parents peuvent, selon le secteur, prendre jusqu’à 5 ans de congés payés pour veiller sur les enfants. La Belgique possède déjà les droits aux congés les plus vastes d'Europe. Le Conseil National du Travail, où siège également UNIZO, veut que la nouvelle réglementation européenne de 4 mois de congé parental soit transposée dans le droit belge, à la condition de rogner sur le système de congé existant en matière de crédit temps. Ceci ne peut toutefois engendrer un élargissement des systèmes de congés déjà trop étendus dans notre pays. "Un mois supplémentaire de congé parental sans restriction sur le crédit-temps n'est pas défendable. Il génère des coûts salariaux supplémentaires et entrave l'organisation efficace du travail», conclut UNIZO.
Moins de charges pour plus d'entrepreneuriat
Communiqué de presse de la FEB du 19 mars 2012
La FEB remet au ministre Olivier Chastel des pistes solides pour réduire les charges administratives des entreprises
La FEB accueille favorablement l'objectif fixé dans le cadre de l'actuel accord de gouvernement, visant à réduire les charges administratives des entreprises de 30% (soit 1,9 milliard EUR) d'ici à la fin de la législature. Le Bureau fédéral du plan a en effet calculé que les charges administratives incombant aux entreprises ont à nouveau augmenté entre 2008 et 2010, passant de 5,92 à 6,35 milliards EUR… La réalisation de cet objectif ambitieux requiert toutefois un plan bien élaboré. La FEB et ses fédérations sectorielles fournissent des pistes solides aux pouvoirs publics dans la publication ‘Simplification administrative – Moins de charges pour plus d’entrepreneuriat’. Celle-ci contient un éventail de propositions concrètes susceptibles de faciliter sensiblement l'entrepreneuriat dans la pratique et d'en réduire le coût.
Voici quelques-unes de ces propositions :
- Application du principe ‘Only once’ via une utilisation maximale des sources de données authentiques
- L'e-government, une simplification mais sans glissement vers des programmes infor-matiques coûteux
- Une politique efficace en matière d'octroi de permis
- Une sonnette d'alarme identifiant les réglementations qui engendrent d'importantes charges administratives pour les entreprises
- Statistiques : supprimer ou mieux répartir
- Simplifier les comptes annuels et en réduire le coût
- Un parachèvement de la simplification par la facturation électronique
- Accélération de la modernisation de la douane
- Guichet unique pour l'occupation de travailleurs étrangers
- Des marchés publics soumis à moins de formalités
Philippe Lambrecht, secrétaire général de la FEB : “Les dirigeants d'entreprise ne comprennent pas pourquoi ils doivent toujours, en 2012, consacrer une part importante de leur temps précieux à s'acquitter d'obligations administratives qui trop souvent encore ne présentent aucune valeur ajoutée. La simplification administrative constitue dès lors un des éléments clés en vue de stimuler la croissance, l'emploi et la compétitivité des entreprises. Une simplification accrue et une meilleure efficience des pouvoirs publics renferment en effet un important potentiel économique. L'initiative de la FEB est un encouragement à placer la politique à venir sous le signe de la simplicité, dans l'intérêt de nos entreprises qui constituent le moteur de l’économie.”
Fini la mode belge ? Pas de panique svp
La faillite du magasin de Walter Van Beirendonck était un thème d’actualité de la semaine dernière. Un grand émoi auprès des journalistes qui estimaient pouvoir en déduire que tout le secteur de la mode était en train de vaciller. Creamoda a également été interrogé à ce sujet. Nous avons donné le message qu’il ne fallait pas trop se focaliser sur un grand nom. Une hirondelle ne fait pas le printemps, mais l’inverse est vrai également.
La faillite de ce magasin est d’ailleurs compréhensible puisque le prix de location avait été plus que doublé par décision du tribunal et ce avec effet rétroactif. Les médias ont mis cette faillite en corrélation avec les problèmes rencontrés par Dirk Bikkembergs, Veronique Branquinho et Nicky Vankets.
Nous leur avons signalé que ce sont des dossiers qui ont différentes causes où il ne faut pas en tirer la conclusion que le secteur belge de la mode est en train d’agoniser. Au contraire, l’accent a été mis sur les créateurs qui continuent de bien se porter et qui occupent même de hautes fonctions à l’étranger.
Il est un fait qu’il y a des faillites tous les jours et dans tous les secteurs ; c’est fini le temps où le secteur de l’habillement était plus touché que les autres.
Cela a naturellement beaucoup à voir avec la «sélection naturelle» qui a eu lieu. Mais les membres de Creamoda et les créateurs qui endurent la tempête internationale seraient injustement traités en affirmant que la mode belge est en recul à cause d’un nom ronflant qui se trouve dans les problèmes.
Nous n’avons pas retrouvé ce message positif dans la presse ; nous le soumettons donc nous-mêmes à nos lecteurs.
Erik Magnus
